KALITOWICZ Irina
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Irina Edwardovna  KALITOWICZ

12 mars 1916 – 16 novembre 1995

 

 

12 mars 1916

Naissance d’Irina (Irène) à Barvienkovo – Oblast de Kharkov (Ukraine) - Datation selon calendrier "Grégorien".

Selon calendrier "Julien" née le 28 février 1916.

Baptisée dans la religion orthodoxe à l’Eglise Saint Georges de cette ville.

Fille d’Edouard KALITOWICZ et d’Augusta POTEMKINE.

1917

Guerre civile en Russie.

1922

Est en Crimée selon une photo que nous avons.

1923

Divergences de ses parents paraissent évidentes dans leurs correspondances.

26 août 1924

Elle est à Barwienkovo. Sa mère demande son acte de naissance pour l’inscrire à l’école de Slaviansk (Ukraine) mais nous pensons qu’il s’agit de ses préparatifs d’émigration vers la Pologne. (Acte de naissance N° 36 établi en 1916).

1925

Arrive en Pologne, mais n’y reste que quelques mois

1926

Arrive en France avec sa mère. Son père reste en Pologne. Elle a 10 ans.

De 1926 à 1933

Etudes en France (Paris Vincennes à l’Ecole du Nord et Lycée Léopold Bellon). Elles logeront au 95 boulevard de la République.

27 octobre 1928

Divorce de ses parents. Elle a 12 ans.

novembre 1928

Son père se remarie avec Kasimira Antczak JAWIDZYK

Elle fréquente le zoo de Vincennes et se prend d’amitié avec un éléphant qui la reconnaîtra à son retour après la guerre.

8 mai 1929

Naissance de sa demi-sœur Stanislava Maria (en Pologne)

1931/1932

Fait la connaissance d’Elie Grekoff, émigré russe transitant par la Turquie et de sa mère (Zoé Grekoff) de qui elle sera très proche tout au courant de sa vie. Ils habitaient Sartrouville. Zoé fut sentimentalement la seconde mère d’Irène.

Le mari de Zoé avait décidé de ne plus se laver jusqu’au retour en Russie.

17 juin 1932

Naissance de son demi-frère Mark Jury (en Pologne).

2 juillet 1932

Reçoit son diplôme d’Etudes Supérieures à Paris

octobre 1934

Départ pour la Pologne vers la famille (son père). Elle a 18 ans.

Excellent accueil et relation forte avec sa belle-mère Kazimiera Jawidzyk.

8 novembre 1934

Décès de son père d’une crise cardiaque, et ce 10 jours après son arrivée.

décembre 1934

Située en vacances à Zakopane dans les Tatras, et elle y retourna souvent.

1er octobre 1936

Sa mère aménage au 5, de la rue Mizon, Paris 15ème.

1939

Reprise des études sur place, en Pologne : étude de langues, le Polonais.

Pour sa carrière (Russe, Polonais, Français, Allemand, Serbo-croate, Tchèque, et des notions d’Anglais) seront ses langues parlées.

Travaille comme hôtesse dans l’aviation : Compagnie « Lot »

Activités sportives pilote de planeur niveau 3 étoiles et 2 valeurs sur trois pour la plus haute qualification nationale.

Aéroclub de Polichno à Pinczow au sud de Varsovie. Elle a 23 ans et voici la guerre...

 

10 septembre 1939

Invasion de la Pologne par les troupes allemandes.

Emplois et études interrompus. Assure de ses services la Croix Rouge pendant la guerre qui fait des ravages, ses interventions sont fréquentes.

Elle quitte Varsovie car les pilotes de l’Aéroclub étaient recherchés par les Allemands mais le manque de nourriture et de travail l’oblige à revenir en ville.

10 septembre 1940

Augusta Potemkine, sa mère, se remarie (elle avait eu déjà cette annonce par une cartomancienne en Pologne !)

14 juin 1941

Prise dans une rafle à Varsovie et déportation en Allemagne pour travail obligatoire dans une conserverie de fruits et légumes « Meinecke Werke » jusqu'à août 1941 à Braunschweig.

A résidé au Cellerstrasse 54.

Traduite en enquête pour indiscipline, elle a eu l’opportunité (sur ordre de la Préfecture et en raison de ses ressources linguistiques) d’être mutée au service des passeports comme interprète à Wattenstadt (15 km au sud de Braunschweig). Elle s’y rendait de Braunschweig par cars spéciaux.

15 septembre 1941

Habite à Sonnenstrasse 6.

Aménage ensuite au 20 Beckenwerkerstr, privilège des fonctionnaires du service passeports et  visas.

Fait connaissance avec Abel Legros qui habite son lotissement dans les baraquements réservés aux ouvriers étrangers.

10 novembre 1941

Mariage avec Abel Legros à Braunschweig. (Documents d’état civil non trouvés).

9 mars 1942

Départ vers Paris, seule, pour voir la famille avec des faux papiers (fait par elle, donc avec de nombreux risques) pour 15 jours de retrouvailles familiales.

Elle attendait son premier bébé (Marianne) et l’ignorait encore.

11 mars 1942

Dénoncée par un Tchèque pour falsification de documents de voyage.

Arrestation par la Gestapo et la Police Française à Paris 15ème au 5 rue Mizon, le domicile de sa mère.

Toutes deux seront incarcérées. Pas d’information sur Monsieur Chestakoff.

Est enfermée à la Prison de la Santé, « Quartier Allemand » durée 2 mois. Aucun enregistrement de ces séjours ne sera trouvé (Archives disparues au départ de l’occupant).

15 septembre 1942

Transfert en Allemagne encadrée par deux agents de la Gestapo et ramenée à Braunschweig et aussitôt remise en cellule.

Catégorie donnée pour l’incarcération « Détention Préventive ».

Incarcération en prison et en cellule 7 mois pour faits de résistance, soit 9 mois de prison avec une grossesse difficile.

24 novembre 1942

Naissance de Marianne à Braunschweig ; la sage-femme est Gisella Gerke Scheibbe qui sera sa plus intime amie toute sa vie.

Marianne est enlevée à sa mère. Complications post natales et opérations chirurgicales suivies de 7 mois d’hôpital.

1943

Nouvel emploi : Travaux en bureaux d’usine Lutherwerke sous surveillance de la Gestapo. N’avait pas accès à l’usine.

9 mars 1943

Déménage au Broitzemerstrasse 37 (Br. Luther Werke, Lager Carl Weiss).

10 mai 1943

Habite à Blumenstrasse 11.

Août 1943

Marianne est, avec l’aide et la complicité d’amis, rapatriée sur Paris par des travailleurs volontaires en permission. Elle sera confiée à sa grand-mère, rue Mizon à Paris 15ème. Elle avait 9 mois.

2 septembre 1943

Elle habite au 19 Beckenwerkerstr, chez Jorns ; privilège des fonctionnaires du service « Passeports et Visas ».

Période calme ? Non... Bombardements constants et travail.

19 septembre 1944

Naissance de Georg (prématuré de 6 mois et pesant 900 grammes) à Braunschweig. Né suite à une chute lors d’une alerte pour bombardements.

15 octobre 1944

En raison de la destruction de la ville, transfert à Greiz / Thuringe (frontière Tchèque). Ce déménagement fut une action de Gisella Gerke Scheibbe pour aide et secours dans un domaine forestier familial.

A été assurée à partir d’une date indéterminée jusqu’au 31 mars 1943 auprès de l’Allgemeine Ortskrankenkasse de Braunschweig et employée aux «  Reichswerke Hermann Göring »

Toujours sous contrôle de la Gestapo.

28 novembre 1944

Autorisation de déplacement portant mention « Irène LEGROS – KALITOWICZ »

Séjour dans ce domaine de chasse appartenant aux parents de Gisella. Période très délicate où il fallait être très prudent. La mère de Gisella cachera ici des soldats fugitifs. Son mari rentré de guerre (front de Russie) sera aussi un problème, il était devenu fou et mangeait de la viande avariée qu’il trouvait et cachait pour la consommer.

Cet édifice sera réquisitionné pour soigner les grands blessés de la guerre.

4 décembre 1944

Nous possédons une autorisation de déplacement de Greiz à Braunschweig pour trois jours, elle y est toujours identifiée LEGROS-KALITOWICZ.

Pâques 1945

Abel vient leur rendre visite dans cette propriété sur permission spéciale. Ce sera sa dernière rencontre avec Irène Kalitowicz.

Abel Legros est porté disparu, présumé tué lors des bombardements de la gare de Leipzig, lendemain ou surlendemain de Pâques. Nous ne le situerons qu’en 2004 après de constantes recherches, et ayant vécu bien plus tard que nous le pensions en ce temps et donc vivant des années plus tard.

Ils n’auront vraiment pas et jamais réussi à vivre ensemble !

Greiz sera le point de rencontre des unités soviétiques et américaines. Les soldats de ces deux nations seront présents dans le domaine, le château ne sera pas détruit grâce à l’aide alimentaire accordée aux troupes américaines comme soviétiques.

27 mai 1945

Retour en France après libération par les troupes américaines (Elle sera identifiée comme Réfugiée Russe).

Organisme de libération assuré par les Américains bien que Greiz sera pourtant une zone occupée définitivement par les soviétiques.

La guerre est finie : Réside chez sa mère - Paris 15ème - rue Mizon -

2 juillet 1945

Une attestation certifie qu’elle habite chez sa mère rue Mizon avec ses deux enfants, Mention (LEGROS-KALITOWICZ).

Rencontre dans les services sociaux de l’armée du salut avec Alexandre BOLTOUKHINE

Absence de document stipulant son mariage avec Abel Legros en Allemagne et n’ayant pas eu d’accueil favorable avec sa famille elle engage une vie avec Alexandre.

1945

Démarche pour mariage avec Alexandre à Paris. Procédure impossible. Les papiers administratifs d’Alexandre Boltoukhine : divorce non justifié la Préfecture fera suspendre cette perspective sur vice de forme.

7 octobre 1945

Baptême de Georg, Eglise Orthodoxe rue Pétel à Paris 15eme Paroisse des trois Saints Docteurs (Orthodoxes).

21 janvier 1946

Employée aux écritures à la société d’expansion de marques pharmaceutiques (24, rue Saint Augustin à Paris) jusqu’au 6 juillet 1946.

Elle habite au 13, rue Solférino à Boulogne Billancourt.

1946

Arrivée pour vivre dans les Pyrénées (Aussurucq, Tardets puis Berrogain-Laruns). Déplacement en raison de santé de Georg.

Vera Nochler y fera notre accueil à Berrogain Laruns.

1er octobre 1946

Travaille à la maison de retraite d’Agueria et qui est aussi un centre de noviciat des frères catholiques, site sur les hauteurs de Mauléon.

Ils habitent : « Maison Houroum » à Berrogain-Laruns.

21 février 1947

Naissance de Nathalie Boltoukhine à Berrogain-Laruns

10 novembre 1947

Installation au village d’Espès-Undurein au Moulin d’Armagnague à deux pas d’Haïnharp.

8 juin 1948

Naissance d’Inna Boltoukhine à Espès-Undurein.

21 avril 1950

Naissance de Rénita Olga Boltoukhine à Berrgain-Laruns.

19 septembre 1950

Rentrée scolaire pour Georg Boltoukhine et déménagement de toute la famille plus près de l’école à Uturbu. Marianne sera scolarisée à Oloron en internat.

Alexandre fera souvent le voyage en vélo pour la déposer ou aller la chercher là bas.

20 septembre 1950

Achat de notre maison « Carricartia ».

1er mars 1950

Aménagement dans cette maison en ruine au village d’Espès.

10 avril 1952

Naissance de Kira à Espès-Undurein.

15 mai 1954

Mariage rendu possible et fait dans les Pyrénées, à Espes-Undurein. Régularisation de 7 ans d’attente pour mariage et reconnaissance des enfants.

7 juillet 1954

Hospitalisation d’Alexandre à l’Hôpital St André de Bordeaux.

Période difficile pour Irène, seule avec les enfants et mari hospitalisé.

8 septembre 1957

Décès d’Alexandre BOLTOUKHINE, son mari, à Bordeaux.

Constitution d’un conseil de famille pour tutelle. (Byrde, Nieprejetsky).

Eté 1958

Rencontre avec Constantin Kloboukoff au Camp Russe « OREL » à Jouaublanc, Soustons. Ce camp de vacances où elle travaille depuis de nombreuses années pour payer nos séjours de vacances en bord de mer.

26 août 1959

Adjudication de Carricartia et vente le 21 septembre 1959.

6 novembre 1959

Mariage avec Constantin Kloboukoff, père de 4 enfants, à la Mairie de Paris 15ème. Acquisition de la nationalité française pour toute la famille. Nous quittons les Pyrénées et devenons des Parisiens.

Maintenance de la maison et éducation des 10 enfants à Paris 15ème - 61 Bd Vaugirard - Appartement de 2 pièces rempli de lits superposés.

Déménageons à Bourg la Reine en banlieue sud de Paris (34,avenue du panorama).

Travaille à la vente Guichet cinéma « La Rotonde » et théâtre (Théâtre de la Huchette). Emploi obtenu avec l’aide précieuse de Nicolas Bataille.

1er janvier 1963

Equipière Cimade jusqu'au 30 avril 1966.

6 novembre 1964

Séparation de corps avec Constantin Kloboukoff, mais réside dans un appartement partagé – 34, avenue du Panorama à Bourg la Reine.

Déménagement à Fresnes :

Résidence des Gémeaux - B1, rue Auguste d’Aix

Nous sommes regroupés pour de nouveaux défis : Georg rentre de l’armée, Sandra Boltoukhine naîtra le 17 mai 1966.

Nouvel emploi pour notre maman en Gironde.

30 mai 1966

Responsable accueil Clinique Bagatelle à Bordeaux (Cadre 14 mois).

7 octobre 1967

Divorce avec Constantin Kloboukoff après des procédures épuisantes.

1968

Habite au 176, rue de grenelle – Paris 9ème (La Cimade).

1967 à mars 1971

Reprise activités à la Cimade. Accueil des réfugiés de l’Est, résidera à Bobigny, un instant chez Volodia Potemkine puis au 176, rue de grenelle à la Cimade.

Mission d’enquêtes en Yougoslavie, Tchécoslovaquie et Pologne.

1er avril 1971

Nouvel emploi, déménagement encore une fois : Cannes où elle est surveillante générale d’une maison de retraite « Fondation Tolstoï »,

centre de 200 pensionnaires à Cannes, jusqu’au 5 avril 1976.

Avril - mai 1976

Départ en retraite - Installation à Espes-Undurein, route qu’elle assure avec sa petite voiture. Toute une expédition, mais aussi la fin d’un emploi salarié et le droit au repos.

Vit dans le bourg à Undurein, et commence son jardin.

24 octobre 1979

Baptisée à Bayonne dans la confession de foi de L’Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours avec sa fille Rénita ce même jour par Georg.

Déménage de l’impasse d’Undurein en gare d’Espes, station qui a été désaffectée avec la fin du service de ce train.

Sa voiture tombe en panne et ses peu de moyens ne lui permettent pas de réparer, en outre elle commence aussi à avoir un peu peur.

1986

Déménagement au Mans - Regroupement familial et un confort de vie amélioré grâce aux commodités de la ville.et du chauffage moins rustique. Ces travaux de bois de chauffe devenaient éprouvants.

Habite au 30 rue du Pavé. Proximité du centre ville.

Elle est interprète bénévole lors du jumelage de Rostov sur le Don avec la Ville du Mans.

31 juillet 1987

Voyage en Pologne en voiture avec Georg, Isabelle. Nous franchissons le rideau de fer pour retrouver la famille qui vit à Varsovie.

18 juin 1992

Décès de sa mère Augusta Potemkine à Rouen les Sapins.

15 juin 1993

Quitte Le Mans - Retour vers le sud à Anglet motif évoqué pour être près de Rénita-Olga, sa fille, malade du diabète.

1er juillet 1993

Elle aménage Clos St Jean Gochoa au 2 rue du professeur Gavel à Anglet.

Déménage sur Bayonne au centre ville pour une vie moins isolée.

septembre 1994

Son dernier voyage en Pologne avec Kira et Salomé.

5 novembre 1995

Avisée de problèmes cardiaques, mise en observation et hospitalisée en Clinique Paulmy à Bayonne – Diagnostics et premiers soins.

Rédige son testament à notre égard.

13 novembre 1995

Hospitalisation Hôpital Haut Lévêque - Bordeaux Pessac.

16 novembre 1995

Décès en cours d’opération - Pose de valves et pontages.

Maman avait 79 ans, 8 mois et 4 jours. En avons-nous bien profité ?

21 novembre 1995

Sépulture à Espès-Undurein, village de notre enfance où elle savait que nous reviendrions toujours. Repose face à la montagne qui lui était si chère et dans ce village où elle nous a élevés, disant avec nostalgie que nous y retournerions toujours.


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